Nimba Mining Company formalise sa gouvernance avec les nominations de Djiba Diakité à la présidence du conseil d’administration et de Patrice L’Huillier à la direction générale. La société confirme, dans une publication du 25 octobre, deux décrets du 23 octobre.

Guinéenews, qui a rapporté les décisions le soir même, précise les durées des mandats. Le président du conseil est nommé pour trois ans, renouvelables une fois. Le directeur général reçoit un mandat de trois ans renouvelables, encadré par un contrat de performance conclu avec le ministère des Mines et de la Géologie.

L’Huillier était déjà publiquement identifié comme directeur général avant les décrets, souligne NMC. Sa nomination formalise donc un mandat dans la continuité de la gestion opérationnelle.

Un dispositif d’audit annoncé en septembre

Cette organisation prolonge un dispositif de contrôle annoncé en septembre. La société, entièrement détenue par l’État guinéen, avait créé une direction réunissant audit interne, contrôle interne, gestion des risques et conformité. Elle prévoyait son déploiement progressif, au rythme de la montée en puissance des opérations et des projets de développement.

Le responsable de cette fonction relève administrativement du directeur général et fonctionnellement du comité d’audit du conseil, avec accès direct à son président. Le cadre annoncé comprend une charte approuvée par le conseil et un plan annuel d’audit validé par le comité.

Des engagements industriels et commerciaux à conduire

L’enjeu industriel s’inscrit dans un cadre juridique précisé en août. NMC annonçait alors une convention minière signée le 3 août et approuvée par décret. Elle couvre la chaîne allant de l’extraction de bauxite à Tinguilinta à l’exportation par Kamsar, ainsi que les obligations fiscales, douanières, environnementales et sociales applicables aux opérations.

La société indiquait viser 10 millions de tonnes de bauxite en 2026. Elle annonçait aussi le lancement d’études de faisabilité pour une raffinerie d’alumine de 1,2 million de tonnes par an. Ces annonces décrivent un objectif de production et un projet de transformation encore au stade des études.

Les débouchés font l’objet d’un autre engagement. L’accord avec Glencore, signé le 7 septembre puis annoncé par NMC, prévoit plus de 300 millions de dollars de préfinancement et la commercialisation annuelle de 10 à 12 millions de tonnes pendant cinq ans. Le contrat de performance de la direction doit préciser les objectifs assignés, leur évaluation et les obligations de transfert de compétences aux cadres guinéens.