Ecobank a engagé son intégration au système chinois de paiements interbancaires transfrontaliers CIPS afin de faciliter les règlements en yuan entre l’Afrique et la Chine, après l’annonce d’un accord conclu à Pékin le 10 octobre.
Le groupe, présent dans 34 pays africains, veut relier son réseau au circuit de compensation et de règlement en renminbi. Son directeur général Jeremy Awori avait confirmé à Reuters la signature prévue de l’accord, tandis qu’un communiqué de la banque rapporté par Bloomberg a fait état d’un protocole conclu avec CIPS.
L’adhésion annoncée ne signifie pas que tous les clients d’Ecobank peuvent déjà envoyer ou recevoir des yuans par ce canal. Le groupe n’a pas indiqué de date de mise en service, de filiales concernées au démarrage ni de grille tarifaire.
Pour les entreprises africaines qui achètent des biens en Chine, un règlement plus direct peut réduire les conversions successives entre monnaie locale, dollar et yuan. Le gain dépendra toutefois des taux appliqués, de la liquidité disponible et des banques correspondantes utilisées pour chaque opération.
Ecobank discute séparément avec Bank of China d’une offre commune de règlement en yuan. Cette négociation n’était pas finalisée dans les informations publiées le 9 octobre et ne doit pas être confondue avec le processus d’adhésion à CIPS.
Standard Bank s’est connectée au dispositif en novembre 2025 et Bank of Kigali l’a rejoint plus récemment. CIPS relie plus de 5 000 banques dans plus de 100 pays et territoires, selon les chiffres cités par Jeremy Awori.
Le mouvement accompagne la hausse des échanges entre la Chine et l’Afrique, évaluée à près de 18 % en 2025 par les douanes chinoises. CIPS assure le règlement de paiements en yuan et ne remplace pas à lui seul les réseaux de messagerie financière utilisés par les banques.