Un projet d’accompagnement des fintechs a été lancé le 6 octobre 2026 à Abidjan. Il est porté par l’Agence de promotion de l’inclusion financière, sous la tutelle du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, avec l’appui de la Banque africaine de développement.
Compétences, conformité et nouveaux services
L’initiative s’inscrit dans le Programme d’appui à l’amélioration du climat des affaires de Côte d’Ivoire, PACA-CI. Les priorités présentées concernent le développement des entreprises, le renforcement des compétences et la conformité réglementaire. Elles incluent aussi la diversification d’une offre encore centrée sur les paiements et les transferts.
Le coordonnateur du programme a évoqué un engagement d’environ 684 millions de FCFA pour trois projets consacrés à l’inclusion financière. Ce montant correspond à cet ensemble de projets, et non à une dotation annoncée pour chaque fintech.
Transformer une solution technique en service durable
Pour une fintech, la croissance ne dépend pas seulement du nombre d’utilisateurs recrutés. Il faut aussi traiter les incidents, assurer le règlement des opérations et permettre aux clients de comprendre les frais. Les compétences opérationnelles et la conformité constituent donc des conditions de continuité du service.
Du côté des petites entreprises utilisatrices, la diversification des solutions peut être appréciée à partir d’usages précis : encaissement, paiement des fournisseurs ou suivi des mouvements de trésorerie. Ces usages demandent des services fiables et adaptés aux opérations quotidiennes.
Le suivi du projet pourra distinguer les entreprises accompagnées, les compétences renforcées et les services effectivement proposés aux clients. La liste récente des établissements de paiement de la BCEAO fournit, en parallèle, un repère pour vérifier les acteurs agréés dans l’Union.
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