Le flux net de crédit accordé par les banques commerciales kényanes a atteint 99,4 milliards de shillings en septembre 2026, son plus haut niveau mensuel depuis au moins cinq ans, selon des données de la Banque centrale du Kenya analysées par Business Daily et publiées le 12 octobre.

Le montant dépasse le précédent sommet de 88,8 milliards de shillings observé en mai 2026. Il correspond à la variation mensuelle de l’encours de crédit et ne représente pas nécessairement le total brut des nouveaux contrats signés, puisque remboursements, rééchelonnements et variations de portefeuille peuvent modifier le flux net.

La croissance des prêts au secteur privé a atteint 10,6 % sur un an en septembre, contre 10,3 % en août et une contraction de 2,9 % en janvier 2025. La banque centrale a signalé une demande soutenue dans le commerce, le bâtiment, l’agriculture, la finance, l’assurance et les biens de consommation durables.

Le taux moyen des prêts bancaires est revenu à environ 14,4 % en septembre, après un sommet de 17,2 % en novembre 2024, selon Business Daily. Cette baisse améliore le coût du financement pour les entreprises et les ménages, même si le niveau payé par chaque emprunteur dépend encore de son profil de risque, de la durée du prêt et des frais appliqués.

La reprise du crédit intervient après la baisse du taux directeur de 13 % en août 2024 à 8,75 % en février 2026. Le comité de politique monétaire a maintenu ce taux à 8,75 % lors de sa réunion du 7 octobre, estimant que cette orientation restait compatible avec l’ancrage de l’inflation et le soutien à l’activité.

L’accélération des prêts est aussi accompagnée d’une amélioration du ratio de créances non performantes, revenu à 13,9 % en septembre, son plus bas niveau depuis quarante-quatre mois d’après les données rapportées par Business Daily. Une partie de cette baisse peut toutefois provenir de la croissance du dénominateur lorsque l’encours total de crédit augmente, et pas seulement d’un recul en valeur des prêts en défaut.

Pour les entreprises, le mouvement signale un accès plus large au financement du fonds de roulement et de l’investissement. Il ne renseigne cependant ni sur la répartition des 99,4 milliards de shillings entre ménages et sociétés, ni sur la concentration des prêts entre grands groupes et petites entreprises.