LUANDA, 6 octobre 2026 – DP World a annoncé lundi un investissement supplémentaire de 90 millions de dollars sur deux ans dans son terminal polyvalent du port de Luanda, dont la concession a été prolongée de dix ans jusqu’en 2051.
Le groupe portuaire prévoit de porter la capacité annuelle du terminal de 500 000 à 1,2 million d’unités équivalent vingt pieds, la mesure standard du transport conteneurisé. Le projet doit allonger le quai de 222 mètres et ajouter dix hectares à l’emprise du terminal, qui atteindra 37 hectares.
Trois portiques de quai et douze portiques sur pneus semi-automatisés seront installés. DP World veut ainsi accueillir simultanément davantage de navires et accélérer les opérations de chargement, de déchargement et de stockage.
Le montant annoncé s’ajoute à plus de 260 millions de dollars investis depuis le début de l’exploitation par DP World en 2021. Le groupe indique que le trafic annuel est passé de 177 000 à plus de 350 000 unités équivalent vingt pieds, soit près d’un doublement en cinq ans.
L’extension répond à l’augmentation attendue des importations et des exportations angolaises. Une capacité portuaire plus élevée peut réduire les temps d’attente des navires et les coûts logistiques, mais ces gains dépendront aussi des accès routiers, des procédures douanières et de la fluidité du transport terrestre.
La prolongation de la concession donne à DP World dix années supplémentaires pour amortir ses investissements. Elle reporte l’échéance de 2041 à 2051, alors que l’Angola cherche à moderniser ses infrastructures et à diversifier une économie encore largement dépendante du pétrole.
Le terminal de Luanda dessert le principal centre économique et démographique du pays. Il traite des conteneurs ainsi que des marchandises diverses, ce qui en fait un maillon essentiel pour l’approvisionnement des entreprises et des ménages de la capitale.
DP World n’a pas communiqué de calendrier détaillé pour chaque équipement. L’objectif de 1,2 million d’unités équivalent vingt pieds représente une capacité maximale à l’issue des travaux, et non un volume de trafic déjà garanti.