Les prix des produits importés au Cap-Vert ont augmenté de 25,7 % en septembre 2026 par rapport au même mois de 2025, selon le bulletin publié mardi 20 octobre par l’Institut national de la statistique, l’INE. Les combustibles affichent une hausse de 55,9 % sur un an, nettement supérieure à celle des autres grandes catégories de biens.

Sur un mois, l’indice global des prix à l’importation progresse de 5,9 %, après une baisse de 1,8 % en août. Les combustibles, en hausse de 6,1 % entre août et septembre, contribuent à cette progression à hauteur de 3,2 points de pourcentage, soit plus de la moitié du total.

Les biens intermédiaires renchérissent également, avec une augmentation mensuelle de 11,1 %. Les produits transformés destinés à la construction coûtent notamment 18,9 % de plus qu’en août. À l’inverse, les biens d’équipement reculent de 4,2 %, sous l’effet de la baisse des prix des machines.

Pour les biens de consommation importés, la hausse atteint 4,7 % sur un mois, mais reste limitée à 0,6 % sur un an. Les produits alimentaires transformés de cette catégorie augmentent de 5,9 % par rapport à août et de 1 % par rapport à septembre 2025. L’envolée de l’indice global ne concerne donc pas uniformément les produits achetés à l’étranger.

L’indicateur est établi à partir des valeurs et des quantités déclarées en douane. Les importations sont comptabilisées avec le coût, l’assurance et le fret. Ces valeurs unitaires approchent l’évolution des prix des marchandises à l’entrée du pays, sans mesurer directement les prix de vente au détail ni l’inflation subie par les ménages.

Les prix des produits exportés augmentent pour leur part de 3,5 % sur un an et de 5,3 % sur un mois. Leur progression moins rapide que celle des importations détériore les termes de l’échange, dont l’indice recule de 17,7 % sur un an et de 0,6 % entre août et septembre, selon l’INE.