Le gouvernement marocain a proposé vendredi 23 octobre devant le Parlement d’exonérer d’impôt sur le revenu dès le 1er janvier 2027 les salariés gagnant moins de 10 000 dirhams nets par mois, une mesure qui concernerait 87 % des salariés selon le ministre des Finances Fouzi Lekjaa.
La majorité des bénéficiaires gagnerait environ 500 dirhams par mois en 2027 et la réforme coûterait 5,5 milliards de dirhams au budget de l’État, selon les estimations présentées par le ministre et rapportées par Médias24 et Le Matin.
Le texte a été déposé au Parlement après son adoption par le gouvernement. Son entrée en vigueur reste soumise au vote des parlementaires.
Le projet de loi de finances n° 60.26 fixe le mécanisme à partir du revenu imposable, calculé après les déductions prévues par la législation. Il relève de 40 000 à 60 000 dirhams la première tranche annuelle exonérée, soit 5 000 dirhams par mois de revenu imposable. Ce montant ne doit pas être confondu avec le salaire net de 10 000 dirhams cité par le ministre.
Le projet prévoit d’autres ajustements du barème chaque année jusqu’en 2031, avec un taux marginal supérieur ramené à 30 % à cette échéance.
Le Parlement du Maroc à Rabat, le 8 août 2025. Photo d’archive d’illustration, sans lien avec la présentation du 23 octobre 2026. Taha ahh / Wikimedia Commons, CC0 1.0. Variante WebP optimisée.






