NNPC Retail s’est engagée à vendre de l’essence à prix coûtant au Nigeria, en renonçant à sa marge commerciale pour atténuer la pression sur les ménages et les transporteurs, selon une annonce gouvernementale du 8 octobre publiée le lendemain par la présidence. Le dispositif doit être proposé dans les trente jours suivant cette annonce.
L’engagement porte sur le réseau de distribution de la compagnie publique. Le ministre des Finances, Taiwo Oyedele, souhaite que d’autres distributeurs suivent cette démarche, mais leur participation n’est pas annoncée comme acquise. Les véhicules commerciaux figurent parmi les bénéficiaires particulièrement visés.
En parallèle, Abuja négocie un plafond de 1 350 nairas par litre sur le coût de l’essence à la sortie des dépôts ou à son arrivée dans le pays. Ce seuil concerne donc les raffineurs et les importateurs, et ne signifie pas que toutes les stations doivent déjà vendre au même prix.
Le mécanisme envisagé ferait supporter aux opérateurs les hausses temporaires dépassant ce seuil, avec la possibilité de récupérer ensuite l’écart lorsque le cours du brut ou le taux de change devient plus favorable. Le ministre prévoit une révision mensuelle du plafond et la publication des montants retenus.
Lors de sa présentation à Abuja, rapportée notamment par TheCable, Taiwo Oyedele a défendu un lissage des coûts destiné à limiter les variations brutales des prix du carburant. Il distingue cette proposition d’un retour à la subvention généralisée de l’essence, supprimée en mai 2023.
Le gouvernement a également annoncé des ventes à terme de pétrole brut aux raffineries nationales. Il entend accompagner ces mesures d’aides ciblées aux ménages vulnérables et de financements à coût réduit pour les petites entreprises, selon la présidence.