Airtel Money a commencé vendredi 9 octobre ses échanges conditionnels à la Bourse de Londres au prix de 1,96 livre par action, une opération qui valorise la plateforme africaine de services financiers numériques à 5,3 milliards de livres, soit environ 7 milliards de dollars.

L’offre porte sur 270 millions d’actions existantes cédées par des actionnaires minoritaires. Mastercard Asia Pacific peut en ajouter jusqu’à 27 millions dans le cadre de l’option de surallocation. Si cette option est entièrement exercée, le placement atteindra 582 millions de livres et représentera environ 11 % du capital d’Airtel Money au moment de son admission.

Les titres sont négociés sous le symbole AMC. Seuls les investisseurs ayant reçu une allocation peuvent intervenir pendant la phase conditionnelle. L’admission à la cote officielle et le début des échanges sans condition sont attendus le 14 octobre, selon l’annonce de l’entreprise.

L’opération ne correspond pas à une augmentation de capital classique. Les actions vendues sont des titres déjà détenus par des investisseurs existants, de sorte que le produit de l’offre revient aux vendeurs et non directement à Airtel Money. Après l’admission, le capital émis doit compter 2,7 milliards d’actions.

La Société financière internationale a reçu 34 285 714 actions, pour un investissement de 67,2 millions de livres. Cette allocation couvre l’intégralité de l’engagement pris par la filiale du Groupe de la Banque mondiale comme investisseur de référence.

Huit millions des 270 millions d’actions vendues ont été attribuées aux particuliers britanniques. La demande soutenue n’a pas empêché le titre de passer sous son prix d’offre vendredi 9 octobre, à 1,93 livre au moment du point de marché de Reuters, après avoir atteint 2 livres en début de séance.

La société, les actionnaires vendeurs et les dirigeants seront soumis à des périodes de conservation après l’introduction. Elles sont annoncées à 180 jours pour l’entreprise et les vendeurs, et à 365 jours pour les administrateurs, sous réserve des exceptions prévues par les documents de l’opération.