La Banque africaine de développement a approuvé le 21 octobre à Abidjan un prêt de 144,34 millions de dollars, soit environ 80 milliards de FCFA, destiné à la deuxième phase d’un programme de réformes au Niger. L’opération doit soutenir l’application du nouveau code de l’électricité, la compétitivité des entreprises et la gestion des finances publiques.

Cette approbation porte sur la deuxième phase. En septembre 2025, le Niger et la BAD avaient signé un accord distinct de 144,7 millions de dollars pour la première phase du même programme. La proximité des montants ne doit pas conduire à additionner ou à confondre les deux opérations.

Le montant approuvé comprend 123,72 millions de dollars du Fonds africain de développement et 20,62 millions de dollars de la Facilité d’appui à la transition, selon l’institution. Il s’agit d’un prêt approuvé par le conseil d’administration, et non d’un décaissement déjà constaté.

Le volet énergétique doit accompagner des textes pour l’électrification rurale décentralisée, notamment les mini-réseaux et les systèmes individuels, ainsi que la création d’un organisme de promotion des énergies renouvelables. Ces mesures doivent réduire l’un des principaux freins à l’activité des ménages et des entreprises hors des grands centres.

Le programme prévoit aussi la poursuite de l’apurement des arriérés intérieurs. Le règlement des créances détenues sur l’État peut rendre de la trésorerie aux fournisseurs concernés, mais la BAD n’a pas publié dans son communiqué le montant des arriérés visés.

Le PAGSEC-II doit également appuyer l’opérationnalisation de l’agence chargée de l’actionnariat populaire et de l’entrepreneuriat communautaire, avec une attention particulière aux jeunes, ainsi que la deuxième zone industrielle de Niamey.

La BAD indique enfin que la Cour des comptes et l’Autorité de régulation de la commande publique sont redevenues pleinement fonctionnelles après les perturbations institutionnelles de 2023. Le programme associe ces réformes à la sécurisation des fonds publics et aux dépenses sociales, notamment l’eau et l’assainissement.