LUSAKA, 8 octobre 2026 – La Zambie et les États-Unis ont signé jeudi un accord de coopération sanitaire de 2,49 milliards de dollars sur cinq ans, après avoir retiré des dispositions contestées sur le partage d’échantillons biologiques et de données de patients.
Washington doit apporter 1,52 milliard de dollars et Lusaka consacrer 975 millions de dollars supplémentaires à son système de santé, selon le département d’État américain cité par Associated Press. Le gouvernement zambien confirme une contribution américaine supérieure à 1,5 milliard de dollars et l’engagement national de 975 millions.
L’accord porte sur le maintien des services essentiels, le recrutement et le financement du personnel, l’approvisionnement en médicaments, la surveillance des maladies et les systèmes de données. Le ministre zambien de la Santé, Roma Chilengi, a déclaré qu’il devait soutenir le recrutement de 40 000 agents de santé sur cinq ans, selon Associated Press.
Les montants constituent des engagements pluriannuels et non un versement immédiat. La mise en œuvre sera liée à des programmes et à des objectifs convenus, alors que la Zambie doit augmenter progressivement sa dépense nationale de santé et prendre en charge davantage de fonctions aujourd’hui soutenues par l’aide extérieure.
La signature comprend un protocole d’accord et un accord distinct sur les données. Le ministère zambien des Affaires étrangères affirme que seules les données directement liées au fonctionnement du programme devront être partagées. Associated Press rapporte que les clauses prévoyant le transfert d’échantillons et de données de patients ont été supprimées après avoir retardé la conclusion du pacte.
Lusaka a également séparé cet accord des discussions avec Washington sur les minerais critiques. Les autorités zambiennes assurent qu’aucune disposition minière ne figure dans le texte sanitaire, un point sensible pour le deuxième producteur africain de cuivre.
Le partenariat intervient après la décision américaine de retirer en 2025 environ 50 millions de dollars d’aide annuelle au secteur de la santé, en invoquant des détournements de médicaments et de fournitures médicales. Le gouvernement zambien a depuis remplacé les 150 salariés de l’agence chargée de la distribution de ces produits.
Pour les finances publiques zambiennes, l’apport extérieur peut préserver les programmes contre le VIH, le paludisme, la tuberculose et la santé maternelle tout en libérant une partie des ressources à court terme. L’engagement de 975 millions de dollars accroît toutefois la charge budgétaire nationale au fur et à mesure que l’aide américaine doit diminuer.