Le projet de réforme du secteur pétrolier namibien a franchi mardi 20 octobre sa deuxième lecture à l’Assemblée nationale, une semaine après le départ de députés d’opposition qui contestaient le texte et la procédure.
Le projet transfère plusieurs pouvoirs du ministre des Mines et de l’Énergie au président et au directeur général d’une nouvelle unité pétrolière en amont installée au sein de la présidence, selon le registre officiel des textes du Parlement.
Il prévoit aussi de déplacer des compétences du commissaire au pétrole vers le directeur général adjoint de cette unité. Le texte doit désormais être examiné article par article en commission avant de revenir devant l’Assemblée nationale pour une approbation finale.
La présidence défend une organisation destinée à accélérer les décisions tout en maintenant des mécanismes de contrôle. L’opposition estime au contraire que le dispositif concentre la régulation d’un secteur stratégique au sommet de l’exécutif et affaiblit la surveillance institutionnelle.
Le vote intervient alors que la Namibie, devenue l’un des principaux territoires d’exploration en Afrique, vise une première production de pétrole autour de 2030. Les règles sur les licences, la fiscalité et le contrôle des opérateurs pèseront sur les recettes publiques attendues et sur la visibilité offerte aux investisseurs.
Le parti au pouvoir détient 51 des 96 sièges à l’Assemblée nationale. Cette majorité étroite et les divisions apparues autour du projet laissent encore incertaine l’issue de la procédure législative.





