Le ministère béninois de l’Industrie et du Commerce a donné mercredi 14 octobre un délai de 48 heures aux distributeurs de produits pétroliers et aux gestionnaires de stations-service pour rétablir un approvisionnement régulier. La décision intervient après de longues files d’attente, notamment dans le nord du pays, selon le ministère.

Les opérateurs doivent mobiliser leurs moyens logistiques pour remplir les cuves en fonction de la demande. Le gouvernement s’engage, de son côté, à accélérer les formalités administratives sur la chaîne d’approvisionnement afin de faciliter les rotations des camions-citernes. Le délai annoncé vise un retour à la normale sur l’ensemble du territoire.

La réunion a été conduite par le directeur de cabinet Laurent Akpo, sur instruction de la ministre Shadiya Alimatou Assouman, en présence du directeur général des Dépôts pétroliers du Bénin, Sosthène Mesmin Hounsou.

Les difficultés d’accès au carburant s’accompagnent de fortes tensions sur les prix dans le circuit informel. À Tanguiéta, dans l’Atacora, le litre de « kpayo », l’essence de contrebande, se vendait à 1 500 FCFA le 14 octobre après avoir atteint ponctuellement 2 000 à 2 500 FCFA depuis le dimanche précédent, contre un niveau habituel de 800 FCFA, selon les informations recueillies par Banouto auprès de sources locales. Le média rapporte aussi un prix d’environ 1 300 FCFA à Toucountouna, contre 800 FCFA auparavant.

Le ministère annonce par ailleurs une surveillance renforcée des stations. Il dit avoir reçu des signalements de remplissages nocturnes de bidons destinés au marché noir et prévient que les opérateurs et pompistes impliqués s’exposent aux sanctions prévues par la loi.